Morihei UESHIBA Fondateur

O’Sensei [littéralement, "Grand professeur"], le fondateur pratiqua différents arts martiaux, le Daito Ryu Jujitsu et le Kashima Shinto Ryu en particulier. Il alla s'installé à Iwama dans la préfecture d'Ibaraki en 1942, ou il passa les 27 dernières années de sa vie loin des tumultes des grandes villes, O'Sensei n'eu de cesse que de perfectionner l'art qu'il avait créé.

Après s'être retiré quelques années à Iwama, le fondateur commença à approfondir l'étude du sabre et du bâton appelés, Aïki ken et Aïki Jo. Il considérait qu'il était fondamental de connaître le maniement de ces armes pour exécuter correctement les techniques à mains nues. En fait, il estimait que le programme complet de son art incluait à la fois la pratique avec armes et la pratique à mains nues.

A cette époque, le jeune Saito servait la plupart du temps de partenaire d'entraînement à M. Ueshiba. Il se trouva ainsi confronté à de nombreuses techniques et découvertes que, généralement, le fondateur n'enseignait pas. Pendant cette partie de sa vie passée à Iwama, le fondateur définit également le concept de takemusu Aiki, qui correspond à l'exécution spontanée d'une infinité de techniques totalement adaptées à la situation du moment.

Vers le milieu des années cinquante, Morihei Ueshiba se mit à quitter plus souvent sa maison de campagne d'Iwama. Il allait passer quelques jours à Tokyo pour revenir ensuite à Iwama, ou bien rendait visite à des amis et à des élèves d'Osaka et de Wakayama. Comme il recevait beaucoup d'invitations, il était très difficile de prévoir où il se trouverait d'un jour à l'autre, ou même de savoir quand il s'arrêterait pour diriger un cours à Tokyo, dans le quartier de Shinjuku. Beaucoup d'élèves, qui commencèrent l'entraînement après la guerre et eurent effectivement l'occasion de voir le fondateur enseigner ou faire des démonstrations, furent enthousiasmés par l'énergie et la beauté de ses mouvements tout comme par son éthique des arts martiaux. M. Ueshiba était de nature optimiste et faisait souvent preuve de bonne humeur lorsqu'il enseignait ou faisait des démonstrations.

 

Son côté contemplatif se révélait à d'autres moments, plus particulièrement lorsqu'il abordait le sens profond de son art dans des cours ou lors d'enseignements informels. Toujours spontané, le fondateur se mettait parfois en colère s'il voyait des élèves pratiquer de façon dangereuse ou faire preuve de manque de sérieux dans l'entraînement. Ces différentes facettes de son caractère ont laissé des souvenirs inoubliables à tous ceux qui ont été en contact avec lui. Il fut décoré de l'ordre du Mérite Japonais en 1964.